S’il est un point commun à tous les hommes, au delà des cultures et des époques, c ‘est bien celui de la quête du bonheur !
Véritable « quête du Graal », nous y employons souvent une quantité extraordinaire de force et d’énergie, à tel point que très souvent aussi, obnubilés par ce que nous imaginons qu’il devrait être (où ce que l’on nous fait croire de lui !) nous « passons à côté ».
Et ce ratage de notre but essentiel d’êtres humains (rendu en hébreu par un verbe que nous traduisons « pécher » et qui signifie en fait « manquer sa cible ») a pour résultat que nous sommes parfois tellement malheureux que certains d’entre nous en viennent à mettre fin, d’eux-mêmes, à une vie qu’ils sont devenu incapables de supporter, parce que trop pesante et littéralement « invivable ».
Aujourd’hui, en Belgique, sept personnes se donnent quotidiennement la mort, soit une moyenne de 2555 décès par an ! Le phénomène touche autant les jeunes que les vieux, sans aucune distinction de sexe ou autre.
Surtout ne jugeons pas, et ne minimisons jamais le risque qui parfois se manifeste à nous comme un discret appel au secours .
Si je me permets aujourd’hui d’en parler dans ce « livre de recettes » pas comme les autres, ce n’est nullement par hasard mais par expérience, une expérience du type de celle qui faisait dire à Jean Gabin : « je sais qu’on ne sait jamais » ! C’est la raison pour laquelle j’insiste sur la non-exhaustivité de ce qui va suivre .
Qu’est-ce que le bonheur ?
Je m’en réfèrerai tout d’abord à la définition qu’en donne le « Littré » :
BONHEUR [bo-neur ; Ménage remarque que dans les provinces on prononçait bonhur ; ce qu'il condamne ; cette prononciation existe encore dans les provinces du Midi ; elle est tout à fait à rejeter] s. m.
1° Événement heureux ; chance favorable. ♦ Il a eu le bonheur que l'âge ne l'a point miné lentement et ne lui a point fait une longue et languissante vieillesse, FONTEN., Lahire. ♦ Le bonheur peut conduire à la grandeur suprême, CORN., Cinna, II, 1 ♦ Puisqu'il tient à bonheur d'être l'un de nous deux, CORN., Rod. IV, 1 ♦ J'ai craint un ennemi, mon bonheur me le livre, CORN., Héracl. IV, 4
Succès. Le bonheur des armes françaises.
Dans ce sens il s'emploie aussi au pluriel. ♦ Il lui pourrait arriver tous les malheurs et tous les bonheurs du monde, VAUGELAS, Remarques. ♦ Depuis un certain temps il lui est arrivé des bonheurs de toutes sortes, TH. CORN., Remarques. ♦ Il est toujours égal au milieu de tous les malheurs et de tous les bonheurs du monde, CHIFFLET, Grammaire, p. 35 ♦ De combien de petits bonheurs l'homme du monde n'est-il pas entouré !, MARIVAUX, dans LAVEAUX
Porter bonheur, annoncer, procurer bonne chance. ♦ J'avais fait venir M. Bailli pour me porter bonheur, SÉV., 531
Avoir du bonheur, être favorisé par le hasard.
Jouer avec bonheur, être en bonheur, avoir la chance au jeu ; et figurément, jouer de bonheur, réussir contre toute espérance.
Familièrement. Au petit bonheur ! Arrive ce qu'il pourra !
Par bonheur, par bonne chance. ♦ Un voyageur Qui s'était muni par bonheur Contre les mauvais temps...., LA FONT., Fabl. VI, 3
De bonheur, se dit dans le même sens. ♦ De bonheur pour elle, ces gens partirent presque aussitôt, LA FONT., Psyché, II, p. 118
2° État heureux, état de pleine satisfaction et de jouissance. Le comble du bonheur. Il n'est pas de plus grand bonheur. Après avoir joui d'un bonheur constant. La vertu fait le bonheur. ♦ Le bonheur des méchants comme un torrent s'écoule, RAC., Athal. II, 7 ♦ Je faisais le bonheur d'un héros tel que vous, RAC., Mithr. IV, 4 ♦ .... Le sort, qui toujours change, Ne vous a pas promis un bonheur sans mélange, RAC., Iph. I, 1 ♦ Le bonheur a cela de la mer et du flux Qu'il doit diminuer sitôt qu'il ne croît plus, MAIRET, Sophon. IV, 1 ♦ Dieux puissants qui veillez au bonheur de la terre, BRÉBEUF, Phars. VII ♦ Le roi qui fait le bonheur de tant de peuples, FÉN., Tél. II ♦ Je ferai votre bonheur, pourvu que vous sachiez en jouir, FÉN., Tél. I ♦ Près du bonheur extrême est l'extrême infortune, M. J. CHÉ., Oedipe roi, V, 4 ♦ Dans le cours de nos ans, étroit et court passage, Si le bonheur qu'on cherche est le prix du vrai sage, Qui pourra me donner ce trésor précieux ?, VOLT., 2e Discours. ♦ Mais quel bonheur honteux, cruel, empoisonné...., VOLT., Orphel. III, 4 ♦ Que sont ces biens peu sûrs, près des plaisirs du coeur ? Tout l'univers vaut-il un instant de bonheur ?, GILBERT, Didon à Énée. ♦ Le vois-tu bien, là-bas, là-bas, Là-bas, là-bas ? dit l'espérance ; Bourgeois, manants, rois et prélats Lui font de loin la révérence ; C'est le bonheur, dit l'espérance, BÉRANG., Bonheur. ♦ Car Dieu mit ces degrés aux fortunes humaines ; Les uns vont tout courbés sous le fardeau des peines ; Au banquet du bonheur bien peu sont conviés, V. HUGO, F. d'automne, 32 Le bonheur éternel, la félicité des élus.
3° Le bonheur de, avec un infinitif, c'est-à-dire la satisfaction intime, le bonheur. Il a eu le bonheur de conserver longtemps sa mère. ♦ Toutes deux d'une si heureuse constitution, qu'elles semblaient nous promettre le bonheur de les conserver un siècle entier, BOSSUET, Marie-Thér. ♦ Le bonheur de lui plaire est le seul où j'aspire, RAC., Brit. III, 8
Avoir le bonheur de, formule de civilité. Depuis que j'ai eu le bonheur de vous voir.
4° Bonheur du jour, sorte de petit meuble où l'on serre les papiers et les petits objets auxquels on tient. ♦ Parfois cependant il range à sa manière ; ce matin, par exemple, il a ouvert le bonheur du jour, et vidé les tiroirs, Mme REYBAUD, dans Rev. des deux mondes, 1er juillet 1859, p. 14
SYNONYME :
1. BONHEUR, FÉLICITÉ, BÉATITUDE. Bonheur veut dire proprement bonne chance, et, par conséquent, il exprime l'ensemble des circonstances, des conditions favorables qui font que nous sommes bien. Il a donc un caractère extérieur, objectif, qui en fait la nuance avec félicité. La félicité n'est point liée à ces conditions du dehors ; elle est plus propre à l'âme même ; aussi on ne dira pas : la félicité que les richesses procurent ; mais on dira : le bonheur qu'elles procurent. La béatitude, qui est du style mystique, est la félicité destinée, dans une autre vie, à ceux qui auront pratiqué la vertu dans celle-ci.
2. BONHEUR, CHANCE., Ce qui distingue ces deux mots, c'est que chance est tout à fait indéterminé, et que bonheur ne l'est pas. Le bonheur est la bonne chance ; tandis que la chance peut être aussi bien mauvaise que bonne.
HISTORIQUE :
XIIe s. ♦ Et j'atendrai.... Joie d'amour, se bon eür m'i maine, Couci, XIV
XIIIe s. ♦ [Que] Dame Diex par sa grace lui renvoit bon eür, Berte, XLI ♦ Et miex vient de bon eür nestre, Qu'estre de bons [riches], c'est dit pieça, Lai de l'ombre
XVe s. ♦ Et prioit moult gracieusement que chacun se peinast de bien faire la besogne et garder son bonheur, FROISS., I, I, 41
XVIe s. ♦ Paoures humains, qui bon heur attendez, RAB., Garg. I, 58 ♦ Si en allant en quelque voyage ils rencontrent une de ces bestes, ils le reputent de bon-heur, PARÉ, XXIII, 27 ♦ Le pays à qui je dois Le bon-heur de ma naissance, RONS., 431
ÉTYMOLOGIE :
Bon et heur. L'étymologie, appuyée en cela par la synonymie, montre que le sens propre et primitif est bonne chance, et que le sens qui se rapproche de félicité est secondaire.
SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE
BONHEUR. - HIST.
XVIe s. Ajoutez : ♦ M'egarant par les champs, du bon-heur adressé, Je decouvre à mes pieds un jouvenceau blessé, DESPORTES, Roland furieux.
Difficile de trouver plus complet que cela ! Et pourtant nous pouvons déjà y constater un fait : dans le chef de l’homme le bonheur est souvent associé à la chance, à la réussite et cette dernière à l’argent, aux biens matériels où à la position sociale.
C’est tellement vrai qu’un grand logiciel de traitement de texte livre, lorsqu’on fait appel à ses « cliparts », une multitude de ces derniers représentant des trèfles à quatre feuilles, des billets de loterie ou de banque !
Littré le souligne très clairement : « Le sens propre et primitif est bonne chance, et le sens qui se rapproche de félicité est secondaire ».
Or, dans les faits, le vrai bonheur ne tient pas (pas du tout !) à cela, et, contrairement à une idée largement répandue, non seulement l’argent ne fait pas le bonheur mais il n’y contribue pas non plus, du moins pas de manière absolue ou indispensable. Le vrai bonheur réside plutôt dans la maxime épicurienne « carpe diem », soulignée magistralement dans un film qui « date » déjà un peu : « le cercle des poètes disparus ».
Je suis un homme heureux !
Pleinement heureux, tellement que parfois, aujourd’hui, j’ai envie de le dire, de le crier sur les toits, de le partager, de vous le partager ! Et tant pis pour ceux qui me prendront pour un « doux dingue ».
Cela semblera peut-être paradoxal à ceux qui croient connaître certains pans de mon existence : il est vrai que j’ai traversé des moments difficiles, (et sans-doute en traverserai-je encore) et surtout que j’en ai fait parfois sinon souvent fait subir, volontairement ou nom, les conséquences à d’autres. Même si, globalement, on peut à ce propos me trouver des « circonstances atténuantes », ces dernières ne sont jamais des excuses.
Mais l’objet de cette réflexion ne porte pas là dessus : il s’agit de vous livrer des « recettes » toutes simples, celles du « vrai » bonheur…
Il y a quelques mois, j’étais devenu une épave, rongée par l’alcool. Et j’ai coulé par le fond… J’en étais victime et j’en éprouvais une culpabilité et un dégoût de moi-même tels que j’ai, à plusieurs reprises – et nombreuses furent celles dont personne ne put ni ne sut être témoin- de mettre un point final à une existence qui m’était devenue insupportable.
Aujourd’hui, l’épave est renflouée et surtout réarmée. Elle navigue sur la haute mer de la vie, prête à en affronter sereinement les inévitables tempêtes, prête aussi à « donner de l’étrave » dans les glaces qui tenteraient de la stopper, pour s’y forcer un chenal ! Et ceci même si elle ne se croit pas insubmersible comme le « Titanic » : un « raté » est toujours possible, et j’en suis parfaitement conscient. La preuve en est que je connais personnellement des cas de « pros » de la santé ou de la santé mentale (médecin pédiatre, médecin psychiatre, pasteur ! ) qui sont passés à l’acte définitif du suicide !
Tout simplement : Quelques recettes :
J’ai opté aujourd’hui résolument pour un rythme de vie qui soit le plus sain possible.
En principe je suis levé et actif dès sept heures du matin. Je me couche vers minuit et je lis pendant une bonne heure. Cette lecture peut être « sérieuse » (ouvrages spécialisés sur des sujets que je veux creuser, revues ou journaux d’info, cours…) ou plus « futile » (BD en tous genre avec une prédilection pour les auteurs de la « Ligne Claire » comme Hergé, Jacobs , Franquin ou Peyo).
Avant de m’endormir, je fais un bref récapitulatif mental de ma journée. (Dans le temps on appelait parfois cela un « examen de conscience »). J’évalue aussi, anticipativement ce que sera ma journée du lendemain, si je m’en tiens à mes prévisions qui ne sont jamais un absolu dont je deviendrais l’esclave, ni une sorte de « toc » qui s’insinuerait dans mon subconscient. Et comme je crois en Dieu , je le remercie de ma journée passée et lui confie ma nuit et le jour à venir.Mais ceci découle de ma "foi" qui n'est pas une condition d'accès au bonheur. Je ne crois d'ailleurs pas au dieu dont m'ont parlé les hommes, mais à celui que je perçois comme une Force unique et originelle, hors de tout dogme et des idées communément admises par ce que l'on nomme "la religion".
Je m’intéresse à beaucoup de choses dans la mesure où elles me construisent, m’apportent des « plus » et me servent ou servent d’autres personnes dans le simple quotidien.
Je suis pleinement conscient de vivre en tant que corps et en tant qu’esprit. Ce constat m’est chaque jour une source d’émerveillement, comme l’est la contemplation de la nature et celle de la création entière.
Je bois énormément…d’eau ! Je ne bois absolument plus d’alcool sous quelque forme que ce soit (sauf dans la vinaigrette !), j’ai aussi totalement et définitivement cessé de fumer et j’en constate chaque jour les bienfaits toujours plus grands et étonnants. Si je fais bien entendu appel à la médecine dite classique pour me soigner, je m’intéresse aussi de très près à des médecines dites parallèles qui peuvent s’avérer complémentaire, voire aussi, sinon plus efficace dans certains cas. Je pense, par exemple à l’aromathérapie . (Qui n'est absolument pas à considérer comme une médecine douce, ni à prendre à la légère. Si vous souffrez de quoi que ce soit, vous DEVEZ toujours en parler d'abord à votre médecin. Lui seul est habilité à poser un vrai diagnostic et à vous prescrire les soins appropriés)
Je fais beaucoup de marche à pieds et de vélo. (Sans doute parce que je suis actuellement sans voiture, ce qui ne m’est nullement un handicap : lorsque j’en aurai une à nouveau, je ne l’utiliserai qu’en cas de réel besoin et je continuerai à user de mes jambes. Si ma jument n’était pas décédée l’an dernier, je la remonterais volontiers ! Je préfère passer pour un original, quitte à faire rire, que de verser dans la conformité ou la banalité, source inépuisable de ressentiments , de frustrations et de morosité.)
Je suis conscient de ce que mon espérance de vie restante pourrait être assez courte , ce pourquoi je savoure pleinement chaque instant.
Je mange de tout, mais à heures fixes. J’évite le plus possible le grignotage. Je suis aussi capable, si je l’ai décidé, de jeuner au moins 24 heures.
J’ai appris que l’autre était toujours « premier » : je m’efforce d’en tenir compte le plus possible et je m’y intéresse.
L’opinion que l’on peut avoir de moi ne me touche pas, dans la mesure où mon vécu est conforme à ma conscience.
J’ai appris aussi que l’agressivité était une défense souvent inadaptée, même si elle tentait de répondre à une attaque bien réelle où à une injustice. Je m’efforce donc de me dominer et de conserver mon calme en toute situation.
Ce qui ne signifie nullement que j’opte pour un profil bas : je dis et j’exprime mon désaccord si c’est nécessaire.
Mais je sais aussi maintenant, que celui qui m’agresse ne s’en prend pas à ma personne mais à un ou des aspects qu’il imagine en percevoir. Cela me permet de prendre un recul psychologique nécessaire pour conserver mon calme et envisager mon agresseur comme une « victime », et donc un être à accueillir avec bienveillance. Ceci dit, cette manière de voir n’engage que ma personne, et il est évident que je suis tout à fait en mesure de me défendre et surtout de défendre les miens en cas d’agression : dans ce cas, il s’agit, stricto sensu de « légitime défense ».
Aucun être humain quel qu’il soit de par ses diplômes ou sa « position sociale » ne m’impressionne dans la mesure où il n’est, fondamentalement, qu’un humain comme moi, avec ses failles et ses limites.
Je ne supporte ni l’injustice, ni le mensonge, ni surtout les « passe-droits » de quelque ordre qu’ils soient.
Je suis particulièrement sensible à la souffrance et je fais tout mon possible pour la combattre.
Je remercie Dieu chaque matin, très simplement, parce qu’il met devant moi une nouvelle journée.
Je suis serein face à l’idée de ma propre mort, qui surviendra forcément un jour.
J’envisage les possibilités d’atténuer ce jour là la peine des miens, et, dans la mesure du possible, d’être encore utile. Le don de mes organes et de mon corps à la science est devenu pour moi et mes proches une évidence qui contribue à ma sérénité.
Je ne suis ni un saint ni un parfait. Je suis pleinement conscient de mes failles et de mes limites, ce qui ne m’empêche pas de tenter de les combattre, ni de m’efforcer de m’améliorer. Tout échec peut s’avérer une victoire dès lors qu’il n’est pas subit mais qu’il est objectivement analysé !
Je n’ai pas l’apanage du bonheur : pour plagier une certaine publicité actuelle j’affirme « qu’il est à tout le monde » et surtout que chacun y a droit. J’affirme aussi qu’il est à la portée de tous et ne réside ni dans la « chance », ni dans l’argent, ni dans la possession de biens, ni dans la reconnaissance, ni dans le pouvoir si ce n’est celui que l’on doit exercer sur soi-même.
Certains diront : « tout cela est fort joli, mais cela demande du temps ! » C’est exact, et ce sera l’objet du paragraphe suivant.
Auparavant, une toute dernière chose, en guise de conclusion de ce premier paragraphe :
A l’heure où j’écris ces lignes, je suis Pasteur. Mais comme le soulignait très justement un de mes confrères lors d’une lointaine réunion de « pastorale » à Bruxelles, « Je ne me définis pas comme tel !» Il s’agit pour moi d’un Ministère (littéralement un service) qui relève d’une vocation personnelle. Académiquement parlant je suis théologien. Mais ontologiquement, je me définis d’abord et avant tout comme un humain, avec les mêmes capacités et les mêmes limites que celles qui sont inhérentes à cette nature, et, partant de là, comme un citoyen jouissant des mêmes droits et devoirs que n’importe quel citoyen de mon pays.
De plus, à l’heure où je publie ce texte, j’ai aussi franchi un cap que j’envisageais depuis longtemps : je suis aussi psychothérapeute et je me forme (et me fais former) en ce sens.Une formation sans limites, qui peut durer toute une vie...
Dans ces quelques pages, je livre volontairement quelques « volets » de la sphère privée de mon existence. Un psychothérapeute le fait rarement, surtout s’il est, comme moi, relativement « attaché » aux disciplines plus « classiques » et/ou « traditionnelles ». Mais je le fais en toute sincérité, dans la mesure où je crois que mon expérience, mon vécu personnel peuvent aider d’autres personnes dans leur « quête du bonheur » .
Bien sûr, au-delà de ceci, je considère que, dans son ensemble, ma vie privée (et celle des autres, et donc de mes patients) est absolument sacrée et que quiconque, en dehors d’un thérapeute, et pour des raisons clairement définies par lui et acceptées par moi, tenterait d’y pénétrer s’exposerait inéluctablement à affronter les moyens que la Loi met, en ce domaine, à ma disposition de citoyen belge. Ceci est encore plus vrai et absolu en ce qui concerne la protection de la vie (physique, psychologique et privée) de mes proches.
Jean-Marie Demarque
Psychothérapeute.
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